Que la nuit vous libère (formule de salutation shadoniste).

Le Shadonisme est un thème central de ma trilogie Les Enfants de l’Ombre. J’y ai fait plusieurs allusions jusqu’ici, sans jamais m’attarder sur les détails. Il est temps de rattraper tout ça.

 

Le Shadonisme, c’est quoi ?

Le Shadonisme est une religion s’appuyant sur la « Sainte Quadrilogie », à savoir l’œuvre de fantasy de Romain Sollil (également intitulée Les Enfants de l’Ombre).

Pour faire court, les Shadonistes croient que la Lune est une Déesse qui veille sur l’humanité. Cette déesse est appelée Sélénis ou bien « la Mère Lune ». S’exprimant à travers le Prophète (l’écrivain Romain Sollil cité un peu plus haut, qui n’a rien demandé à personne) et éventuellement quelques médiums, Sélénis nous fait miroiter une « Planète promise ». Elle nous la dévoilera et nous donnera les moyens de nous y rendre lorsque nous serons prêts.

Quand l’humanité sera-t-elle prête ? Il faudra qu’on réunisse un certain nombre de conditions, dont :

  • vivre la nuit, selon le rythme « nocturne », car le soleil rime avec péché (selon les règles de poésie shado) ;

  • adorer la Mère Lune et uniquement elle ;

  • devenir un peu plus vivables (en théorie, atteindre un certain degré de sagesse, sauf que la sagesse n’est pas le propre du Shado moyen) ;

  • appliquer les coutumes shadonistes, y compris s’habiller en noir foncé (expression communément employée pour le Vantablack), et le devoir de diffusion de la Foi.

 

Le nom de cette étrange religion provient de l’anglais « Children of Shadow », littéralement « Enfants de l’Ombre ». Sans surprise, les Shados eux-mêmes se déclarent souvent « Enfants de l’Ombre ». Oui, car cette expression désigne en fait trois choses : la Quadrilogie de Romain Sollil, les adeptes de la religion qui s’est formée après coup, et ma saga elle-même.

Les non-Shadonistes (c’est-à-dire pratiquement tout le monde, merci bien), sont appelés les Réticents. Soi-disant parce qu’ils ne veulent pas admettre dans leur mauvaise foi que la Mère Lune existe. Ben voyons.

 

Quelques mots sur la hiérarchie shadoniste

En apparence, la religion shadoniste a une structure démocratique. Le Conseil des Soixante Doctes est un peu son Assemblée nationale, décidant des nouvelles règles à suivre, ou encore comment interpréter certains points de l’œuvre de Romain Sollil. Après tout, il s’agit d’une saga de fantasy à la base, pas prévue pour être idolâtrée par des millions d’illuminés ; alors, forcément, le « Prophète » n’a pas pensé à tout.

Neuf membres du Conseil des Doctes sont élus pour former la Table des Neuf. En pratique, ce sont eux qui mènent la danse. Le Très Docte est l’un d’entre eux : c’est lui qui représente la religion shadoniste.

Plus bas dans la hiérarchie, on trouve les Haut Représentants (qui sont parfois eux-mêmes des Doctes), et les prêtres.

 

Les Servants de l’Obscurité, ou le fanatisme façon lunatique

Impossible de parler des Shados sont mentionner les Servants de l’Obscurité.

Les Servants forment les principaux antagonistes de ma saga. Ce sont les radicaux shadonistes. Ils participent secrètement à des messes noires au cours desquelles ils sacrifient des animaux sans leur avoir demandé la permission. On dit aussi qu’ils consomment de l’amokaïne, une drogue très addictive qui provoque des hallucinations et rend un peu dingue.

Comme les autres Shados, les Servants souhaitent convertir les Réticents, sauf qu’ils sont prêts à employer la force. Quitte à tous les exterminer au besoin. Vous savez, les islamistes qui se font exploser au beau milieu du marché ? Ben, eux, ils sont sympas en comparaison.

 

Voilà qui vous donnera une idée assez grossière de qui sont les Shadonistes.

La Lune vous protège (autre formule de politesse shadoniste, généralement en réponse à celle qui se trouve en tête d’article).